Hypnose et science

Hypnose et chirurgie

Utilisation de l’hypnose pour pratiquer des interventions chirurgicales.

Aujourd’hui l’hypnose a sa place dans les hôpitaux, les cliniques, cabinets dentaires…

L’hypnose a fait ses preuves dans le domaine de la gestion de la douleur / anesthésies puisque de nombreux hôpitaux tels que Valenciennes, Nîmes, Bordeaux, DEBRE… l’utilisent lors d’intervention telles que la thyroïdectomie, en oncologie avec la pose de chambres implantaires en gastroentérologie, service d’accouchement, ORL. Ainsi, l’hypnose remplace l’anesthésie médicamenteuse totalement ou en complément d’une anesthésie plus légère. Les anesthésistes sont de plus en plus nombreux à suivre des formations complémentaires en hypnose. Un des avantages est que le patient récupère beaucoup plus rapidement et se sent acteur ou co-auteur de l’acte médical.

Le Docteur TRAN GUYLAINE pratique des anesthésies sous hypnose et des hypno-sédations et indique « L’hypnose est reconnue par nos sociétés savantes depuis 2004 comme pratique alternative à l’anesthésie générale ou plutôt comme pratique intégrative ».

Hypnose et IRM

Les preuves scientifiques par l’imagerie à résonnance magnétique que l’hypnose agit sur les personnes.
Les travaux de neuro-imagerie nous montrent ce qui se passe sur une personne en hypnose et nous prouvent que le fonctionnement cérébral est modifié lors d’un état hypnotique.Des études montrent différentes choses (tiré du magazine La Recherche mensuel 392). Sous hypnose, le sujet active un réseau qui comporte les régions de la vision occipitale, des sensations pariétales et de la motricité précentrale, comme s’il voyait, sentait et bougeait, alors qu’il est immobile, en repensant à un souvenir. Ces données objectives concordent avec le rapport subjectif des participants : ils mentionnent invariablement l’impression de « revivre » sous hypnose des moments agréables.

Deuxième différence majeure : le précuneus région du cortex pariétal et le cortex cingulaire postérieur sont
désactivés sous hypnose, comme dans certaines phases de sommeil ou dans les état végétatifs. Or ces régions sont très actives, lorsque le sujet est éveillé. Cette expérience montre un état cérébral particulier du sujet sous hypnose, ce que l’on appelle un état modifié de conscience.

D’autres travaux portant sur les illusions perceptives vont conforter ce résultat. L’équipe de Henry Szechtman de l’université canadienne de Waterloo monte une expérience en 1998 avec huit sujets suffisamment mélomanes pour se rappeler précisément un morceau de musique Cette étude montre la même activation dans le cortex cingulaire antérieur aire 32 de la région de Brodman lorsqu’un sujet écoute un morceau de musique ou si on lui demande de se le rappeler sous hypnose. Or cette activation n’existe pas, lorsqu’on lui demande de se souvenir du morceau et qu’il est éveillé.

En 2000, l’équipe de Stephen Kosslyn à Harvard montre que l’état hypnotique permet de moduler la perception des couleurs, sous hypnose, le sujet peut croire à des illusions auditives ou visuelles dont on trouve des traces cérébrales.

 

Source :http://www.larecherche.fr/savoirs/neurophysiologie/comment-hypnose-agit-cerveau-01-11-2005-87515